Vendredi 9 mars 2012
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13:44
Ce ne fut pas très difficile pour les Noirs, les Jaunes, les Blancs, mais quand Joséphine veut un Peau-Rouge, elle
fait chou blanc ! Alors elle se rabat sur un petit Israélien. Mais Israël, entouré de voisins qui ne rêvent que de sa destruction, a trop besoin de tous ses ressortissants pour survivre. Il
n'est donc pas question de céder l'un des siens, même au prix de l'or, même pour satisfaire Miss Baker. Celle-ci est désolée ; comme Jo Bouillon lui fait observer qu'ils sont déjà à la tête d'une
tribu respectable, Joséphine réplique :
- Il me faut absolument un petit Juif, sinon les méchantes langues m'accuseront d'antisémitisme !
Par Marilou
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Vendredi 2 mars 2012
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22:03
Comme chacun sait, le mécanisme de l'adoption est assez compliqué. Mais Joséphine, grâce à sa personnalité et à ses relations, a obtenu de simplifier ces formalités
administratives. Par ailleurs, il est vraisemblable qu'elle a largement puisé dans son compte en banque afin de "désintéresser" les familles, particulièrement les plus nécessiteuses d'entre
elles.
Certains enfants avaient déjà été abandonnés par leurs parents, ce qui simplifiait les choses, tels Brahim et Marianne,
découverts dans la nature durant la guerre d'Algérie. Joséphine avait voulu que la famile qu'elle avait créée de toutes pièces représentât les diverses races de l'humanité.
Par Marilou
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Publié dans : Joséphine baker
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Samedi 28 janvier 2012
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22:21
Réunir ce petit "troupeau" n'a pas été une entreprise facile, mais nous savons déjà que lorsque Joséphine nourrit un
projet, elle n'épargne pas sa peine pour le réaliser. Ainsi , au cours de ses voyages d'ordre professionnel, Joséphine a visité de nombreux foyers que la misère accablait. Dans ces foyers
les plus malheureux sont toujours les enfants et le coeur de Joséphine a été mis a rude épreuve. Les petits qu'elle receuille appartiennent à des milieux déshérités et leurs parents ont été
heureux de les savoir promis a un destin inespéré...tout en voyant leur charges diminuer.
Par Marilou
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Publié dans : Joséphine baker
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Lundi 27 décembre 2010
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15:36
Au milieu de sa "marmaille", Joséphine se sent comblée ; Jo, lui, est loin de partager son enthousiasme. Quand au début de leur mariage, elle lui avait annoncé que
ne pouvant donné naissance a une descendance, elle souhaitait avoir recours à l'adoption, bon gré, mal gré son mari y avait consenti, mais il était convenu qu'ils limiteraient la fondation
de leur famille à quatre unités ! Aujourd'hui le projet a subi une sérieuse inflation, puisque ce ne sont pas moins de douze petits "Bouillon" qui sont élevés aux Milandes entre 1954 et
1965.
Le premier est Akio, un Nippon que Joséphine, venue chanter au Japon, a rapporté avec elle comme elle aurait fait avec l'achat d'un souvenir local. Après lui,
il y aura un Finlandais, un Coréen, un Indien du Pérou, trois Français, un Arabe, un Vénuzélien, un Ivoirien, un Israélien et une Marocaine ; la diversité répond aux idéaux de Joséphine : elle-
même se proclame "citoyenne au monde" et rêve de fraternité entre tous les peuples de la Terre.
Par Marilou
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Mercredi 15 décembre 2010
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22:01
Ce qui déterminera la rupture du couple, outre les folles dépenses de Joséphine, ce sera cette soudaine lubie familiale qui s'emparera d'elle et ne la quittera
plus. L'idée d'adopter douze enfants d'origine et de couleur différentes est certes généreuse, mais sa réalisation exige des moyens importants et une organisation sans défaillance. L'origine de
ce projet et un peu fou, convenons-en, remonte à la jeunesse de Joséphine et à sa frustration de ne pouvoir mettre un enfant au monde. Toute sa vie, ce regret la poursuivra et lui inspirera
un sentiment d'inachevé. Et voilà qu'aux approches de la cinquantaine elle va pouvoir réaliser son rêve. De manière incomplète, sans doute, puisque les enfants qu'elle va avoir ne sont pas de son
sang, mais leur adoption lui donne l'illusion d'être enfin une mère de famille. Mieux, une mère de famille nombreuse. Son imagination et sa tendresse naturelle font le reste ; elle croit
vraiment qu'elle a donné la vie à ces petits êtres qui gravitent autour d'elle ; elle leur prodigue les même soins et les mêmes attentions que si elle les avait réellement mis au monde.
Par Marilou
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Publié dans : Joséphine baker
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